lundi 1 février 2016

"Le Chardon et le tartan" de Diana Gabaldon (2014)

Outlander - Le chardon et le tartan 
En bref :

1945. Claire Beauchamp-Randall, ancienne infirmière de l'armée britannique, passe des vacances tranquilles en Écosse où elle s'efforce d'oublier les horreurs de la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front...

Au cours d'une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d'un menhir. Elle s'en approche et c'est alors que l'incroyable survient : la jeune femme est précipitée 200 ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement...

1743. L’Écosse traverse une période troublée. Les Highlanders (montagnards écossais) préparent un nouveau soulèvement contre l'occupant anglais. Plongée dans un monde de violences et d'intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l'aventure et les périls, l'amour et la passion. Jusqu'au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu'elle aura découvert et le bonheur qu'elle a connu et qui, désormais, lui parait si lointain...

Mon avis :

Cette histoire n'est pas que le récit d'une aventure fantastique ou surnaturelle, ce n'est pas non plus un roman historique assommant ni une romance à l'eau de rose, ni purement un livre d'aventure, non plus encore le recueil politique des Jacobites... Ce roman est un parfait mélange de tout cela.

Impossible de ne pas plonger dans l'écosse profonde et dans le cœur de cette femme.  Toutes les atmosphères sont prenantes et chacun y trouvera son compte.  L'ambiance après guerre de 45 ou le XVIII ème siècle, la France ou les landes sauvages écossaises, les kilts ou les tuniques rouges... Je trouve l'idée originale géniale et les aventures passionnées de Claire et Jamie ne peuvent nous laisser indifférent.  Entre superstitions, légendes et coutumes d'autrefois, c'est un saut dans le temps réussi. On notera simplement que l'adaptation de Claire à sa nouvelle époque semble quand même un peu trop facile ;-)

La saga est très bien documentée et remplie d'informations qui nous permettent d'y croire.  Les personnages charismatiques nous entraînent vers des sentiments bien réels, de l'amour à la haine.  Cependant il ne faut pas négliger la violence et la brutalité de l'époque qui donnent lieu à des passages parfois très durs à lire.

Reste à savoir si nous sommes capables de changer le cours de l'histoire.
C'est bien simple, j'ai lu les 6 premiers tomes de la saga en 2 mois.  Impossible de ne pas céder à la curiosité. (Je me suis arrêtée à la fin du 6ème car il peut constituer une fin en soi... Sachez cependant qu'il y en a 11)


Je précise aussi que j'ai commencé cette saga après avoir vu la saison 1 de Outlander, (16 épisodes) tirée du livre et extrêmement fidèle.  Après cette saison, j'ai directement commencé le tome 3 (Le Talisman), ne sachant attendre la saison 2.  Il n'y a aucun décalage, tout est parfaitement respecté entre la série et les livres. Le plus de la série étant le superbe Jamie Fraser et les paysages sublimes de la lande écossaise.

Voici les bandes annonces pour un aperçu concret :-)









vendredi 15 janvier 2016

"Je suis Pilgrim" de Terry Hayes (2012)

Lecture en cours... 

En bref :


Il s'appelle Ben Bradley.  Il est flic pour NYPD, et découvre dans un hôtel miteux un corps de femme plongé dans une baignoire d'acide. Le meurtre parfait, sans aucune trace, aucune emprunte, plus  aucune ... dent.

Il s'appelle "le Sarrasin". On ne sait rien de lui mais on sait qu'il existe.  C'est la pire menace terroriste depuis le 11 septembre. Un homme effroyable, une menace imminente et apocalyptique.

Il s'appelle Peter Campbell. Mickael Spitz. Jude Garette. Eddy, Scott. Ou encore, le Cavalier-de-la-bleue. Il est même possible que personne ne sache sont vrai nom.  En réalité, il est même possible que personne ne sache qu'il existe, ou très peu.  Lui, c'est le meilleur agent de renseignement des États-Unis. Du moins il l'était avant de prendre sa retraite.

Et entre eux tous, un homme sans yeux, des otages en lambeaux, un zoologiste décapité, un laboratoire secret... A travers l'Afganistan, la Turquie, la Syrie et d'autres lieux, un fil rouge relie tous ces évènements et Pilgrim, seul, pour en venir à bout.  Pilgrim. Nom de code pour un homme qui n'existe pas.

Mon avis :

Il était une fois une lectrice lassée et déçue de ses précédentes lectures...
Toujours avide de bons conseils, elle se lança dans ce roman qu'elle avait depuis longtemps.

Et dès la première page, ce roman jamais plus elle ne lâcha.
Bluffée, effrayée, enthousiasmée, passionné, terrifiée.

Pour moi un des meilleurs Thriller qui soit, récit d'espionnage haletant.  Tout est efficace, les personnages sont incroyablement bien pensés, l'intrigue est complètement addictive, le sujet complètement d'actualité.  Chaque page remplit ses promesses.  Ça voyage, ça complote, on retient son souffle, on tremble, on angoisse comme si on y était.  Quel meilleur compliment pour un roman ?

Et malgré ses presque 900 pages, on en veut encore !


Extraits :

"Le problème avec le métier d'espion, c'est qu'on peut démissionner, mais on ne quitte jamais tout à fait. J'imagine que je ne voulais pas l'admettre à l'époque, mais trop d'épaves flottent dans le sillage d'une vie comme la mienne. Les gens que vous avez offensés n'oublieront pas. Et quelque part dans me tête restait gravée une leçon qu'on vous serine quand vous êtes jeune et que votre carrière est encore devant vous: dans ce métier, on n'apprend rien de ses erreurs. On ne vous en donne pas l'occasion. Il suffit d'une et vous êtes mort."
 ***
"Vous avez l'air traqué" dit-il finalement. Traqué ?  Je ris et lui dit que c'était la première fois que j'entendais ça : les gens me situaient habituellement à l'autre bout de la chaîne alimentaire
***
" Le cœur brisé, j'ai vu le ciel d'un bleu éclatant et les tours en feu, les gens faire des signes aux fenêtres dans l'espoir d'une aide qui ne devrait jamais venir; j'ai vu les blessés courir dans les rues couvertes de poussière, entendu le grondement de tonnerre des immeubles qui s'écroulaient  et j'ai vu des sauveteurs  écrire leur nom sur leur bras au cas où on les sortirai mort des décombres"
***
"Nous voulions de la main d’œuvres, mais ce sont des êtres humains qui sont venus."


 

dimanche 10 janvier 2016

"Le livre des Baltimore" de Joël Dicker (2015)

Lecture en cours ... 
En bref :

L'écrivain Marcus Goldman nous revient.  Fort de son succès grâce à son premier roman, il s'attèle à présent à relater l'histoire de sa vie, de ses cousins.  Avant et après le Drame.

Pour ce faire, il s'installe à Boca Raton, en Floride et tombe sur une ancienne petite amie, ce qui le trouble et l'amène à se plonger avec d'autant de besoin que de passion dans l'énorme montagne de souvenirs qu'il a depuis trop longtemps laissé sur le pas de sa porte.  Car depuis le Drame, plus rien n'a jamais plus été pareil.

Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.  Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison dans le New Jersey.  Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.  Il revient sur leur destin et la fascination qu’il éprouva pour ses cousins, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les écoles privées.

Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule.


Mon avis :

Comme beaucoup, je me réjouissais, avec impatience, de renouer avec Joël Dicker.  Aveuglée par l'euphorie générale de "La Vérité Sur l'Affaire...", j'ai engloutis ma lecture précédente afin de me jeter à âme perdue, directement et sans attendre, dans celle-ci...

Mais la chute fût rude. Rien dans le roman précédent ne laissait présager une "suite" aussi ... Peut-être devrais-je plutôt dire que rien ne laissait présager un roman où il ne se passe rien. Supercherie.
Ce cher Monsieur Dicker nous tient en haleine régulièrement en mentionnant "le Drame", ce qui nous pousse ÉVIDEMMENT à tourner et tourner encore les pages qui défilent avec une lenteur assommante.  Pour découvrir un "Drame" qui n'était juste que prévisible à 1000 %.  Bien joué.  Vous avez gagné (beaucoup d'argent, je suppose); on a perdu (beaucoup de temps, j'affirme.)

Platitude, lassitude, arnaque. Quelques "bons" moments, un cliché bien raconté, larmichette (mmwai) puis paf tout s'écroule, toussa toussa...  Il nous a bien eu !  N'achetez pas ! N'offrez pas (encore moins) ! Ne cédez pas au mystère de l'auteur à succès, comme vous le vendent les petites banderoles ajoutées autour du dit-roman: "Par l'auteur du best seller ...".

FUYEZ. Vous voilà prévenu.


Extraits : 

"Je suis l'écrivain. C'est ainsi que tout le monde m'appelle.... Je suis l'écrivain, c'est mon identité.  Les gens pensent qu'en tant qu'écrivain , votre vie est plutôt paisible. Récemment encore, un de mes amis, se plaignant de la durée de ses trajets quotidiens entre sa maison et son bureau , finit par me dire: " Au fond, toi, tu te lèves le matin , tu t'assieds à ton bureau et tu écris. C'est tout." Je n'avais rien répondu , certainement trop abattu de réaliser combien , dans l'imaginaire collectif , mon travail consistait à ne rien faire "
 ***
 "En y repensant aujourd'hui, je m'en veux de ne pas m'être laissé embrasser dix fois à chacun de mes départs . Je m'en veux même de l'avoir trop souvent quittée.  Je m'en veux de ne m'être pas assez rappelé combien nos mères sont éphémères et de ne m'être pas assez répété : aime ta mère"

***

"On n'a qu'une vie, Alexandra ! Une seule petite vie de rien du tout ! N'as tu pas envie de l'employer à réaliser tes rêves au lieu de moisir dans cette université stupide ? Rêve, et rêve en grand ! Seuls survivent les rêves les plus grands. Les autres sont effacés par la pluie et balayés par le vent."



vendredi 1 janvier 2016

"Quelqu'un Pour Qui Trembler" de Gilles Legardinier (2015)

 
En bref :
En Inde, Thomas gère une petite communauté en tant que médecin humanitaire.  Son petit monde fonctionne à merveille. Il est aimé, a des amis chers et y a déja passé une bonne partie de sa vie.

Mais le rôle des amis ne consiste-t-il pas parfois à bousculer les habitudes et à se démener pour montrer la voie à ceux qu'on aime ? C'est ce que fera Kishan.  Au risque de voir son ami s'en aller, il lui montre les photos d'une jeune française. La fille de Thomas.

Abasourdi par cette découverte, c'est donc troublé et rempli de doutes que Thomas quittera l'Inde pour se replonger dans la civilisation à la découverte de sa fille.  Sans voler une place qui ne lui appartient plus, c'est en secret et à son dépend qu'il va apprendre à la connaître, à l'aimer et à la protéger.

Mon avis :

C'est un beau thème que la paternité.  La façon dont se démène cet homme pour consacrer le reste de sa vie à sa fille illustre bien les héros que peuvent être les pères avec leurs enfants, ce qui change pour une fois de l'image maternelle.  Hommage est rendu.

Les personnages attachants qui parsèment ce roman ne sont pas dénoués d'humour et donnent à toute cette histoire une légèreté qui permet au lecteur de ne pas tomber dans la lassitude, et assurent bon nombre de situations cocasses, comme Legardinier sait si bien le faire.

Cependant, je vous l'avoue, je ne me suis pas sentie transportée pas le récit.  C'est parfois difficile à expliquer; pourquoi un livre vous plaît ou ne vous plaît-il pas ?  Il m'est difficile d'en donner les raisons.  Trop naïf peut-être, trop idéaliste ?  ... 

Bref.  A vous de vous forger une opinion, voir encore de la partager si c'est déjà fait :-)



Extraits :

"- Vous savez quoi, doc ? On ne devrait jamais parler de la fin aux jeunes, on devrait les laisser découvrir la vie sans rien leur dire. Offrons-leur la chance de se faire surprendre par l’amour, par la violence du monde, par ce qu’offre ou ce que coûte chaque âge, et même par la mort. Envisager l’existence comme une odyssée plutôt que comme une feuille de route dont on coche les passages obligés. On les encombre, on leur enseigne nos peurs, on ne leur montre que nos échecs, on ne leur donne que des leçons. Et nous sommes incapables de leur faire ressentir nos joies et nos espoirs, qui pourtant justifient tout."
***
  "Mais l'expérience avait appris à Thomas qu'au delà de l'apparence d'un instant se cache parfois la douleur d'une vie. Derrière chaque femme, chaque homme, se dissimule une histoire qu'une impression sur le vif ne peut jamais résumer"


***

 "Tu resteras jeune tant que tous les ennuis que tu affronteras viendront des autres, de l’extérieur. Le jour où tu t’apercevras que ce que tu es devenu t’empêche de vivre comme tu l’entends, ce sera différent. Physiquement ou mentalement, tu toucheras ta propre limite. Tu ne seras plus uniquement au service de tes rêves et de tes envies. Tu deviendras aussi l’outil de tes besoins, de plus en plus immédiats. Jusqu’à n’être plus que cela. On est vieux quand on devient son propre ennemi."

samedi 5 décembre 2015

"La Bibliothèque Des Coeurs Cabossés" de Katarina Bivald (2015)

 
En Bref :

Ça y est.  Après des mois de correspondance avec son amie Amy, Sarah s'est lancée.  Elle, suédoise timide et renfermée, vivant beaucoup plus à travers ses livres que dans la réalité, a fait ses valises et a quitté pour la première fois son pays.  Et pas pour se rendre n'importe où ! A Broken Wheel...

Broken Wheel,  c'est  une de ces villes issues du temps, un mélange de Far West et de désert économique.  Une seule rue, des commerces abandonnés pour la majorité, des habitants rustres portant des chemises à carreaux et jeans délavés... Le tout entouré de kilomètres de champs de Maïs.

Peu importe !  L'important, c'est le bonheur de voir Amy, d'échanger enfin des livres, parler littérature et surtout, de se reposer.  Oui mais sans compter qu'à l'arrivée de Sarah, des funérailles viennent d'être célébrées.  Celles d'Amy...
 
Mon avis :

J'avoue, ce fût dur de refermer ce livre !  Quelques pages en plus, la suite de l'histoire... J'aurais aimé savoir... Bref. Je n'avais pas envie de les quitter. Sarah, Georges, Grace, Tom et tant d'autres  Oui, des cœurs cabossés, si attachants et si particuliers.

Cette ambiance Western couleur sépia, qui petit à petit prend des teintes vives et colorées.  Cette ville où tout le monde traîne ses casseroles, où la vie est loin d'être simple mais où à un moment on se rappelle qu'on a le droit de rêver, d'oser.

Un de mes coups de cœur, sans aucun doute.  Un livre à lire où à offrir sans hésiter :-)

Extraits : 

"A cet instant, elle fût convaincue de sentir la présence d'Amy dans l'air frais du soir et dans les odeurs de Hamburger et de bière fraîche qui flottaient au-dessus du bitume.  Mais ce n'était pas Amy, pas vraiment. ou plutôt, pas seulement. C'était comme si la ville devenait tangible, le réceptacle collectif de la vie et de la mémoire des générations.  Les façades, qui quelques jours plutôt ne formaient qu'un décor digne, se transformaient désormais en créatures espiègles.  Et au dessus de cette scène flottait un tourbillon paisible d'histoires depuis longtemps tombées dans l'oubli"
***
"C'est étrange, se dit-elle, comme souvent on reste sur les sentiers balisés dans la vie, on coiffe ses œillères et on ne regarde que le bout de ses pieds, faisant de son mieux pour profiter du panorama. Découvrir à quelle hauteur on se trouve, le ravin, toutes les possibilités qui existent, juste se lancer et planer, du moins pour un instant"

***

"Tu sens? L'odeur des livres neufs. Des aventures pas encore lues. Des amis dont on n'a pas encore fait la connaissance, des heures d'escapade hors de la réalité qui attendent."


dimanche 22 novembre 2015

"La fille du train" de Paula Hawkins (2015)

zoom 
En bref :

On a tous déjà pris le train. Certains le prennent même tous les jours.  
Comme Rachel. Elle habite dans la banlieue de Londres et tous les jours, elle s'assied. Toujours à la même place, elle regarde le paysage défiler sous ses yeux, elle le connaît par coeur.  Elle se met parfois à imaginer la vie des personnes qu'elle croise, elle a l'impression de les connaître.  Comme Jess et Jessy, ce couple merveilleux qui partage cette vie si parfaite dont elle rêve.

Jusqu'au jour où rien ne se passe comme prévu.
Ce jour là, depuis le train, Rachel aperçoit Jess dans les bras d'un autre homme.  Pire encore, Jess disparaitra quelques jours après.

Une énigme dans laquelle elle se jette à corps perdu. Or la vie de Rachel est loin d'être simple, cela ne risque donc pas de s'arranger...


Mon avis :

Un livre, 3 points de vue. Chaque chapitre nous plonge dans la tête d'un des personnages et petit à petit nous fait découvrir des penchants parfois proches de la folie.  L'histoire avance de façon chronologique et il suffit de tourner les pages pour connaître en toute logique le coupable.

L'idée d'une enquête menée par une fille complètement paumée change du  polar classique où la police mène le jeu.  (Elle apparaît de façon très succincte.)  Mais malheureusement, je me suis sentie un peu envahie par la dépression emprunte d'alcool de cette jeune femme.  Pas de suspens pour ma part, pas d'exitation à l'idée d'ouvrir le livre, des personnages beaucoup trop dépressifs et pathétiques pour m'emballer.  J'avais envie de connaître la fin, sans plus, malgré un rebondissement final qui, il est vrai, peut changer légèrement le point de vue du lecteur. Et encore.


Extraits : 

"C'est ma faute. Je buvais déjà, de toute façon, j'ai toujours aimé boire. Mais je suis devenue plus triste, et la tristesse, au bout d'un moment, c'est ennuyeux - pour la personne qui est triste et pour tous ceux qui l'entourent. Puis je suis passée de quelqu'un qui aime boire à alcoolique, et il n'y a rien de plus ennuyeux que ça"

***

 "La tête appuyée contre la vitre du train, je regarde défiler ces maisons, comme un travelling au cinéma. J’ai une perspective unique sur elles ; même leurs habitants ne doivent jamais les voir sous cet angle. Deux fois par jour, je bénéficie d’une fenêtre sur d’autres vies, l’espace d’un instant. Il y a quelque chose de réconfortant à observer des inconnus à l’abri, chez eux."

jeudi 12 novembre 2015

" After" Saison 1 - de Anna Todd

 
En bref:

Tessa est une jeune fille ambitieuse, volontaire, réservée. Elle contrôle sa vie. Son petit ami Noah est le gendre idéal. Celui que sa mère adore, celui qui ne fera pas de vagues. Son avenir est tout tracé : de belles études, un bon job à la clé, un mariage heureux... 

Mais ça, c'était avant qu'il ne ne la bouscule dans le dortoir.  Lui, c'est Hardin, bad boy, sexy, tatoué, "piercé".  Il est grossier, provocateur et cruel, bref, il est le type le plus détestable que Tessa ait jamais croisé.

Et pourtant, le jour où elle se retrouve seule avec lui, elle perd tout contrôle...  Cet homme ingérable, au caractère sombre, qui la repousse sans cesse, fait naître en elle une passion sans limites. Initiation, sexe, jalousie, mensonges, entre Tessa et Hardin rien ne semble simple...

Mon avis :

Je dois avouer que ce genre de littérature n'est pas vraiment mon domaine de prédilection.  Je choisi mes livres selon certains conseils avisés ou selon le hasard, comme ce fût le cas pour celui-ci qui est  resté en tête des ventes un moment.  Donc : why not ?

Je ne suis ni déçue ni enchantée.  C'est un peu le 50 nuances des adolescents, ni grande littérature ni scénario rocambolesque.  Tout est très répétitif et prévisible, les personnages sont "légèrement" agaçants.  Romance à l'eau de rose hyper cliché, pimentée de façon à bien vendre.

On ne s'attendait à rien d'autre.
La saison 2 est pire.  La 3?  Je n'ai même pas essayé.

Extrait : 

"Hardin est comme une drogue, à chaque nouvelle prise, aussi petite soit-elle, j’en veux plus. Il annihile toutes mes pensées, envahit tous mes rêves.
Dès que j’entrouvre les lèvres, sa bouche est sur la mienne, mais cette fois je ne résiste pas. J’en suis incapable. Je sais que ce n’est pas la solution et que je ne fais que m’enfoncer plus encore, mais en cet instant tout m’est indifférent. Seuls comptent ces mots et la façon dont il les a prononcés : J’ai besoin de toi."

" Une fois de plus, Hardin me prend par le bras et m'entraine dans une petite ruelle entre deux batiments, loin des badauds.
- Tess, je...je ne sais pas où j'en suis. C'est toi qui m'as embrassé en premier.
- Ouais... mais tu ne m'as pas arrêté... Ça doit être épuisant?
- Qu'est-ce qui doit être épuisant?
- De faire comme si tu n'avais pas envie de moi, alors que nous savons toi et moi que c'est le contraire.
- Quoi? Moi? Je n'ai pas du tout envie de toi. J'ai un copain.
La véhémence avec laquelle ces mots sortent de ma bouche souligne leur absurdité et le fait sourire. Il vient plus près de moi.
- Un copain qui t'ennuie. Admet-le, Tess. Pas à moi, mais à toi-même. Il t'ennuie.
D'une voix plus basse et sensuelle, il ajoute:
- Est-ce qu'une fois il t'a fait ressentir la même chose que moi?
- Quoi bien sur que oui.
Ce qui n'est pas vrai.
- Non c'est faux. Je suis sur qu'on ne t'a jamais caressée... pour de vrai.
Ses mots font courir en moi une sensation de chaleur que je commence à connaître. Je recule, mais il fait trois pas vers moi.
- En quoi ça te regarde?
- Tu n'imagines pas ce que je pourrais te faire ressentir"